De même que sept notes de musique nous offrent un champ d'expression et des chants d'impressions infinis, quelques mécanismes, très peu en définitive, président à l'élaboration des rêves ; ils suffisent à les rendre inextricables. J'appelle ces mécanismes les outils freudiens ou grammaire du rêve. Outre les jeux de mots nous pourrons effleurer ici les symboles sexuels masculins et l'amplification en guise d'introduction ( !), sans aucune méprise sur la valeur de ces outils. Après quoi nous suspecterons un vice ( !) car paradoxalement, ce génie a très mal utilisé ces très bons outils que lui seul a su façonner. Il nous revient de préciser qu'un rêve est, d'abord, tout bêtement logique. Ceci a pu échapper aux psychanalystes, esprits alambiqués par excellence. A cet égard l'élégante phrase d'un Eitingon : " Comprendre c'est déjouer " est révélatrice.
Quoiqu'il en soit, " deux et deux font quatre " est logique pour nous tous, alors que " deux et deux font hélas quatre " n'est plus universel.
Une bonne décennie plus tard mon opinion sur la psychanalyse, et ses thuriféraires, s'est considérablement dégradée. Au contact de la réalité et non plus de l'idée que je m'en faisais à partir de l'image qu'ils veulent donner.